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Date de création : 18.05.2014
Dernière mise à jour :
19.05.2014
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Je me suis demandé s’il y en avait un là dedans qui avait déjà une fois bossé dans sa vie. Avec le recul je devine que tous ceux qui débarquent aux Marches de Saint Pierre(résidence décrépie du centre-ville).. Se disent exactement la même chose. C’est le propre des déglingués de donner cette image. Ils ont l’air taillé dans le marbre des vérités. A les voir de près ou de loin nul doute que c’est bien eux. Le déglingué a un côté baroque inimitable. Quelque chose au-delà de sa silhouette qui lui donne son statut, c’est inné comme on ne devient pas prêtre ou soldat. Pute ou président. N’importe quelle fonction faisant appel à une âme sincère avec la gueule de l’emploi pouvant l‘accompagner. C’est un truc qui peut arriver en un jour. D’une minute à l’autre. Je crois même que quand ça arrive on est à peine surpris. Moi ça m’a pris sur le tard. La cinquantaine bien démarrée. Puis il a fallu que je me penche sur l’histoire vu que je m’étais décidé à la bénir, (affaire christique et revancharde, au-delà du raisonnable) et là seulement, j’ai tout compris. C’est plié dès l’enfance. Quasiment génétique. Personne n’arrive jamais aux Marches de Saint Pierre par le simple jeu du hasard. Ca c’est le mythe. La société elle est ce qu’elle est. Seulement il existe une indiscutable hiérarchie des destins qui ne triche pas, ne laisse rien passer. Celui qui foire dans le dernier quart d’heure avait simplement brûlé une énergie folle et disproportionnée pour repousser l’inéluctable. Depuis le début, la première minute, il était totalement prédisposé. Toute la noblesse du pauvre type étant de repousser le destin jusqu’à l’extrême limite. Ce qui en soi est un art. Un talent injustement méconnu. Mais j’y reviendrais longuement par la suite. ..